Mon discours à mon lelex pendant le diner :
[Le discours est précédé d'un remerciement à Luc et Roland pour leur accueil et l'organisation de l'enterrement de vie de garçon de lelex]
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Il est des choses immuables dans la vie. De ces choses qui font que chaque matin, le pied hors du lit, nous savons qu'une nouvelle journée commence.
De ces choses qui font nos repères, nos bases, nos constantes. Cependant, elle varient en fonction des gens, nous n'avons pas toutes les mêmes.
Elles sont souvent d'ailleurs le résultats d'une histoire et peuvent prendre la forme de souvenirs, d'odeur, de sons ou encore de lieu et même parfois de la combinaison de tous ces éléments. Par exemple, je me souviendrai surement longtemps de ce matin de juin où orenant tranquillement le petit dej au camping Magali
de St Laurent du Var en lisant les news sur mon super téléphone portable 3g, j'eu la confirmation que Alain Juppé démissionnait du gouvernement battu au 2d tour
des élections législatives. Mais je ne m'attarderai pas sur ce sujet, au risque de prendre quelques projectiles en plein poire me laissant des bleus dignes d'une bille de painball et lancés entre autre par les personnes même que je viens de remercier. Enfin bref, revenons à notre sujet, il est des choses immuables dans la vie et
Alexandre Rousset est immuable dans ma vie. Bien sur je pourrai passer le prochain quart d'heure à vous expliquer que cet homme possède le plus gros coeur du monde, qu'il déborde de générosité et de joie de vivre, que sa bonne humeur constante associée à la voix douce qu'on lui connait fait qu'il irradie de bonheur et que du coup il en fait profiter tous les gens qu'il peut rencontrer. Bien sur je pourrai y mettre le ton et m'amuser ensuite à compter le nombre de personne que j'aurai réussi à faire pleurer, mais bon, cela me semblerait quelque peu classique. A la place je préfère vous raconter une petite histoire. Elle raconte les aventures de deux jeunes hommes, beaux, séduisants, intelligents, vous l'aurez deviné, lui et moi. Nous somme à peu près à la même époque de l'année mais en 1998. Nous avions alors réussi le miracle de nous faire embaucher dans une boite de sécurité en charge de la coupe du monde de football au Stade de France. La job était simple, assoir les gens dans les tribunes, matter les matchs avec eux, et toucher notre paie. Bon l'histoire nous montrera par la suite que ce ne fut que rarement aussi simple. Bref, nous voilà le jour de notre 1er match, habillés en tenues officielles des stadiers, rouge et bleu, hyper motivés, à hurler dans la formule 1 d'Alex de l'époque, la fameuse Y10, à fond sur l'autoroute menant à Saint Denis. Pour ceux qui ne savent pas ce qu'est une Y10, imaginez un pot de yahourt sur roue en légèrement plus grand. J'insiste sur ce détail, vous comprendrez par la suite qu'il est non négligable. Nous voilà donc à chercher à nous garer dans le bazard ambiant de Saint Denis, nous imagingez, le premier jour de match de l'équipe de France, je crois me semble t'il que c'était contre l'Ecosse. Et là les choses se compliquent : impossible de trouver une place. Nous allions finir par être en retard. Assis à l'avant de la Y10, je vois encore dans les yeux de mon lelex l'idée du siècle, que dis-je du millénaire : ca donnait quelque chose comme : "Bouges par Junior, on va demande !". Ni une ni deux, nous sommes alors sur une avenue double voie double sens, mon lelex stoppe sa formule 1 sur la voie de gauche pour demander à un passant situé de l'autre coté sur le trotoir de gauche. Bon même si l'idée était pas fameuse, ca aurait pu marcher. C'était sans compter sur le gros camion de la fourrière arrivant pied au plancher juste derrière nous. Forcément...BOUM ! Nous voilà projetés comme une bille de painball (décidement) au milieu de la voie contrainre perpendiculaire à la route. La y10 complétement détruite, les 2 sièges avant et toutes les vitres explosées et nous miraculeusement entiers. Je dis miraculeusement car un autre camion, un livreur de snicker "le sponsor officiel de l'équipe de France", arrivait en sens inverse à failli nous finir, s'arretant juste devant nous. Complétement choqués, le temps de mettre la voiture sur la bas coté, aidé par le livreur de snicker "Sponsor officiel de l'équipe de France", je vois mon lelex regarder sa formule 1 chérie, dépité et me dire :"Bon, c'est pas grave junior, on verra ca apres le match...". Le voilà qu'il m'entraine à courrir, ah oui du coup on était en retard, jusqu'au Stade de France pour faire notre match. Heureusement, la France s'imposa alors 3-0. Au retour, vers 00h, de nouveau devant l'épave, deux surprises nous y attendaient. La première c'est une caisse de snicker "Sponsor officiel de l'équipe de France" laissé dans l'épave par le gentil livreur. La seconde était de taille : la Y10 démarrait. Ne dis t'on pas un sniker et ca repart ?...ah ben non, mais c'est pas grave, nous voilà repartis. Je ne sais toujours pas commen on a pu faire les 40 bornes du retour, arrêtés X fois par les flics, en tenu de stadiers, à manger des snickers dans la Y10 sans vitres et complétement cabossée. Ce dont je me souviens c'est qu'à chaque fois c'est mon lelex qui expliquat aux flics toutes l'histoire et qu'à chaque fois ils nous laissaient repartir ! Voilà , je pense que cette histoire caractérise bien le bonhomme, une grosse volonté, un aplomb extraordinaire, une faculté de rebondir à toute épreuve, mais surtout une vitalité énorme. Il est des choses immuables dans la vie, Alexandre Rousset, mon lelex, tu seras toujours dans la mienne.
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